Facebook annonce la nomination de trois africaines à son conseil de surveillance nouvellement mis en place. Il s’agit d’une instance mondiale dont la mission est d’examiner des décisions relatives au contenu de Facebook et Instagram et prendre des mesures coercitives visant au respect de la liberté d’expression et des droits de l’homme.

” Le Conseil de surveillance abordera des débats de plus en plus complexes et controversés sur les types de contenu qui devraient ou ne devraient pas être autorisés sur Facebook et Instagram et qui devrait décider ” explique le géant mondial du numérique.

Afia Asantewaa Asare-Kyei, est directrice de programme Afrique de l’ouest à l’Open Society Initiative, une organisation promouvant la transparence dans la gestion des affaires publiques. Son action se porte sur les droits humains, les droits des femmes, la justice pénale, l’accès à l’information et les questions de liberté des médias. Avocate, elle est aussi une spécialiste du développement. Elle est de nationalité ghanéenne et sud-africaine.

Experte des droits numériques et avocate spécialiste des droits de l’homme dans l’industrie technologique, la Camerounaise Julie Owono est en outre directrice exécutive d’Internet sans frontières et membres d’organisations internationale comme le Berkman Klein Center for Internet and Society à Harvard et du Digital Civil Society Lab à Stanford.

Enfin l’avocat kenyan Maina Kiai a intégré le trio. Directeur pour le Kenya du programme Global Alliances and Partnerships de Human Rights Watch, il fut rapporteur spéciale des Nations Unies sur les droits à la liberté de réunion et d’association et ancien président de la Commission nationale kenyane des droits de l’homme.

Les membres du conseil, au nombre de 20, ont un mandat de 3 ans maximum. Pour des raisons de transparence, Facebook indique que les décisions qui seront prises par cette instance seront rendues publiques et qu’il aura l’obligation d’y répondre publiquement. En outre, un fonds de 130 millions $, indépendant de Facebook, est mis à disposition pour financer les opérations du conseil.

Notons que dans un premier temps, les utilisateurs dont les contenus ont été supprimés par Facebook pourront faire appel à la Commission.

 

Source : sikafinance.com

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