Les pays africains vont reporter la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en raison de la pandémie de covid-19. L’annonce a été faite mardi 28 avril 2020 par Wamkele Mene (photo), secrétaire général de la ZLECAf, lors d’une conférence téléphonique.

Alors que la mise en œuvre de la zone était déjà menacée par certaines tendances protectionnistes observées sur le continent (au Nigeria notamment), la nouvelle crise sanitaire devrait ralentir son opérationnalisation. Depuis le début de la pandémie, 52 pays africains ont fait état de cas actifs sur leur territoire. Cette situation a entraîné de nombreuses mesures restrictives à travers le continent, allant de l’interdiction des rassemblements aux fermetures des frontières ; une situation de nature à entraver le commerce entre les pays.

« Il n’est évidemment pas possible de commencer les échanges comme nous l’avions prévu le 1er juillet dans les circonstances actuelles », a indiqué Wamkele Mene dans des propos relayés par Reuters.

Si le responsable n’a fourni aucune précision quant à la nouvelle date de mise en œuvre du marché unique, il précise que « la volonté politique demeure d’intégrer le marché africain et de mettre en œuvre l’accord comme prévu ». La ZLECAf qui regroupe tous les pays africains vise à créer la nouvelle plus grande zone de libre-échange commerciale avec un PIB cumulé de plus de 3400 milliards $ et 1,3 milliard de potentiels consommateurs.

Pour le secrétaire général de l’organisation, la mise en œuvre du marché pourrait d’ailleurs devenir le principal plan de relance de l’Afrique, une fois la pandémie de covid-19 passée.

Pour rappel, selon le dernier bilan de l’Union africaine en date du 28 avril 2020, la maladie a touché 33 566 personnes, fait 1469 morts tandis que 10 152 personnes en ont guéri.

 

Source : agenceecofin.com

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