• La faible disponibilité en eau potable, en installations sanitaires et en installations sanitaires rend la République démocratique du Congo particulièrement vulnérable aux attaques COVID-19.
  • La Banque mondiale investit dans les services d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement et d’hygiène pour lutter contre la pandémie.
  • Les éléments de base de la lutte contre la pandémie sont la priorisation des centres de santé, l’installation de points d’eau et l’utilisation d’outils numériques.

La République démocratique du Congo (RDC) est le pays d’Afrique où l’eau est la plus abondante, mais beaucoup de ses habitants n’y ont pas accès. Conjuguée au manque d’installations d’assainissement et d’hygiène, cette situation augmente le risque que des millions de personnes soient infectées par le coronavirus (Covid-19). Par conséquent, la réponse immédiate de la Banque mondiale à la pandémie en République démocratique du Congo est particulièrement axée sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène.

Début avril, le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé les 25 premiers projets visant à aider les pays à lutter contre les coronavirus et à accélérer leur reprise économique. La réponse d’urgence de la République démocratique du Congo à l’épidémie de Covid-19 en fait partie.

Son objectif principal est de veiller à ce que les soignants et les patients (atteints ou non de coronavirus ou d’autres maladies) aient accès à l’eau, à l’assainissement et à l’assainissement, et ces services font souvent défaut même là où les patients devraient être les bienvenus. Lors d’épidémies de maladies infectieuses, garantir que les établissements médicaux disposent d’un approvisionnement en eau fiable et sûr et équipé de savon peut permettre au personnel médical de fournir des services médicaux en toute sécurité tout en se protégeant. Cependant, les données disponibles en République démocratique du Congo montrent qu’au moins la moitié des centres de santé du pays manquent d’eau ou d’installations sanitaires de base.

Outre de nouveaux projets, la Banque mondiale lance également des opérations de lutte contre les épidémies, notamment des projets d’approvisionnement en eau potable urbaine couvrant trois villes de la République démocratique du Congo. Le projet comprend maintenant le financement de 20 nouveaux points d’eau partagés qui ne sont pas actuellement disponibles dans les zones densément peuplées. La National Water Authority utilise sa flotte de pétroliers pour transporter de grands réservoirs d’eau.

C’est un moyen efficace d’atteindre un grand nombre de personnes. La nouvelle installation restera en place, de sorte qu’une fois le réseau étendu à ces zones, les bornes-fontaines existantes pourront y être facilement connectées. En outre, des dizaines de nouveaux dispositifs de lavage des mains seront fournis dans des lieux publics tels que les marchés et les principales intersections.

Ces dernières années, bien que la République démocratique du Congo ait été confrontée à plusieurs épidémies d’Ebola qui ont porté un coup dur aux populations qui souffrent déjà d’une extrême pauvreté et d’insécurité, les autorités tirent des leçons de cette expérience. Gérer le coronavirus. Le gouvernement s’est rapidement mobilisé: le ministère de la Santé a transmis ses informations par SMS et a fréquemment mis à jour le système de surveillance pandémique afin que le nombre de cas et de lésions contaminés soit compris et partagé.

La Banque mondiale et le gouvernement de la République démocratique du Congo travaillent avec ENABEL (Agence belge de développement), l’UNICEF et Oxfam pour bénéficier de l’expérience à long terme de ces partenaires au développement dans les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement de l’environnement dans les situations d’urgence. Les points forts et l’étroite collaboration entre eux contribuent à mieux cibler les ressources et à améliorer l’efficacité de la prestation de services. D’autres investissements seront réalisés avec Oxfam pour financer d’autres interventions.

La réponse d’urgence de la RDC à l’épidémie de Covid-19 est confrontée à la crise sanitaire sans précédent à ce jour. C’est pourquoi il applique les principes de la gestion adaptative pour pouvoir réagir en temps réel aux changements de l’environnement d’exploitation. Cette méthode itérative d’adaptation et d’ajustement continus pour s’adapter aux nouvelles données et rétroactions sera un élément fondamental de sa mise en œuvre.

Le Partenariat mondial pour la sécurité de l’eau et l’assainissement (GWSP), un fonds fiduciaire multidonateurs administré par la Banque mondiale, a également contribué à façonner la réponse rapide de la Banque en RDC, grâce à la fois à ses notes de synthèse et à son diagnostic sur la pauvreté. Ce diagnostic montre comment l’absence de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène a bloqué les progrès du développement humain dans le pays, tout en mettant en évidence les obstacles qui entravent la fourniture de ces services. S’attaquer d’urgence à ces obstacles est un enjeu vital à l’heure de la lutte contre la pandémie et pour les années à venir.

 

Source : Banque mondiale

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