L’Afrique  qui est  en plein  « boom digital»  (quelque 660  millions d’utilisateurs de Smartphones d’ici 2020) doit impérativement  saisir les nouvelles opportunités qu’offre le numérique notamment  l’avènement de la 5G pour prendre son envol économique.

Dans cette optique, la GSMA est formelle, face à cet enjeu de taille, le continent doit réunir tous les atouts de son  côté  pour  transiter vers le  numérique.

Dans son rapport publié, jeudi 26 septembre, l’entité chargée de préserver les  intérêts des opérateurs de réseaux mobiles dans le monde entier, a souligné, « d’ici 2034, les nouveaux services 5G génèreront 5,2  milliards de dollars de PIB, soit 0,7 % de croissance économique supplémentaire en Afrique subsaharienne ».

Selon la même source, l’Afrique travaille d’arrache-pied  pour mettre en place un dispositif technique qui convaincra des utilisations possibles des différentes bandes de fréquence 5 G en marge de la Conférence mondiale des radiocommunications 2019 (CMR-19), qui se déroulera en Égypte du 28 octobre au 22 novembre 2019.

Un évènement  où 3 000 délégués représentant  plus de 190 pays, se réuniront  pour décider des utilisations possibles des différentes bandes de fréquence.

Selon le document,  « cette énorme opportunité pour l’économie numérique de l’Afrique dépend de la mise à disposition des fréquences radio nécessaires, et notamment des « ondes millimétriques », qui permettront d’offrir des services à très grande capacité et à très grande vitesse ».

Cependant, informe l’organe, la volonté de l’industrie spatiale européenne de restreindre de manière injustifiée l’utilisation de ces fréquences essentielles menace l’avenir de la 5G.

Le Directeur pour l’Afrique subsaharienne au sein de la GSMA, Akinwale Goodluck, cité par le communiqué a déclaré : « l’Afrique doit se montrer ferme lors de la CMR-19 pour protéger ses intérêts et garantir son avenir numérique ».

« Le moment est venu pour les gouvernements africains de jeter les bases de leur avenir en matière de 5G en identifiant les bandes de fréquences nécessaires lors de la CMR-19 », a-t-il conseillé.

Par ailleurs, le rapport de la GSMA informe qu’en l’absence du soutien des gouvernements pendant la CMR -19, le déploiement des services 5G pourrait prendre jusqu’à dix ans de retard.

Pour rappel, la GSMA représente les intérêts des opérateurs de réseaux mobiles dans le monde entier.

Elle réunit plus de 750 opérateurs et près de 400 entreprises appartenant à l’écosystème plus vaste du mobile, dont des fabricants de téléphones et d’appareils, des éditeurs de logiciels, des fournisseurs d’équipements et des sociétés Internet et des entreprises de secteurs d’activités connexes.

La GSMA organise également les conférences « MWC » qui sont une référence pour l’industrie et ont lieu chaque année à Barcelone, Los Angeles et Shanghaï, ainsi que les conférences « Mobile 360 Series ».

 

Source : financialafrik.com

Mots clés : Afrique, Actualités, Economie, Technologie, 5G, GSMA, Digital, Numérique