La voiture low-Cost est souvent la solution apportée par les constructeurs. Une approche plutôt “simpliste” qui corrèle le niveau de qualité du produit qu’on a “ENVIE” d’acheter aux revenus de l’acheteur. Le marché des smartphones est la preuve concrète que ce postulat ne fonctionne pas tout le temps. En effet les téléphones haut de gamme sont largement achetés par les classes moyennes.

Le ralentissement des marchés occidentaux et outre atlantique, frappé par la crise a changé le rapport du client à l’automobile. Posséder le produit est devenu moins prioritaire par rapport à l’usage simple de la fonction apporté par le produit. Les constructeurs su réagir et développé de nouveaux modèles de vente qui ont contribué à relancer un marché asphyxié dans les années 2008: LOA, LLD, Leasings, Auto partage, etc.

Pourquoi quand t-il s’agit de l’Afrique la réflexion reste uniquement centré sur le produit. Le rapport à la voiture et à la mobilité en Afrique est différent des réalités connues en Europe. Sommes nous d’accord que prescrire le même médicament à 2 patients ne souffrant pas de la même pathologie relève bien du non sens? transposer des modèles de vente identiques à des systèmes économico-culturels différents en est de même.

Environ 1/2 million de véhicules d’occasion importés par an en Afrique de l’ouest, des taxes douanières entre 20 et 50% de la valeur argus du véhicule, Un prix de revient final des véhicules clairement TROP CHERS,… un favorable à certains constructeurs notamment français qui saurait concurrencer avec des produits plus accessibles et une balance économique satisfaisante pour le marché et les états (TVA, Recrutement, etc.). Et pourtant, le constant alarmant de 0 constructeurs présent en Afrique de l’Ouest est bien une réalité. La question est de savoir jusqu’à quand?

Toutefois, les industriels continuent à investir dans le développement de produits “adaptés” à ces régions avec des modèles de vente bien éprouvés en Europe.

 

Source : Sen’Drive Solutions

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