Vue de Libreville au Gabon, ministère des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures. © Jacques Torregano pour JA

 

Ce deuxième appui budgétaire de la Banque mondiale au Gabon vise à aider Libreville dans la mise en œuvre de son plan de relance économique.

Le 25 février, la directrice des opérations de la région Afrique centrale de la Banque mondiale, Elisabeth Huybens, et le ministre gabonais de l’Économie, de la Prospective et de la Programmation du développement, Jean-Marie Ogandaga, ont signé une convention pour un appui budgétaire de 200 millions de dollars de l’institution de Bretton Woods à Libreville.

Ce prêt, dont les conditions de remboursement n’ont pas été précisées, contribuera à soutenir l’assainissement budgétaire et l’effort de diversification économique, précise le communiqué.

Une partie des fonds servira à accroître l’efficacité et la transparence de la collecte de recettes, à contrôler l’évolution de la masse salariale et à améliorer la performance des agents publics. Autre objectif, l’amélioration de l’efficience et de la transparence des dépenses publiques.

Des bailleurs pour faire face à la crise

En matière de compétitivité, l’objectif est d’améliorer le climat des affaires en faisant par exemple passer le nombre de jours nécessaires pour la création d’une entreprise de cinquante jours en 2015 à tente-cinq jours en moyenne cette année. Il s’agit également de renforcer les services en matière de technologie de l’information et de la communication. Concrètement, la proportion d’abonnés au téléphone mobile devrait passer de 98 % à 110 % entre 2016 et 2019.

La Banque mondiale a déjà apporté une aide budgétaire de 222,7 millions de dollars à Libreville l’année passée. En septembre 2018, le total des fonds dégagés au profit du pays s’élevait à 681 millions de dollars.

En proie à une crise économique du fait de la chute depuis le milieu de 2014 de ses recettes d’exportations, notamment pétrolières, le Gabon est sous programme triennal avec le FMI, dans le cadre du mécanisme élargi de crédit (MEDC), depuis le 17 juin 2017. Il doit en principe bénéficier de 642 millions de dollars et a déjà reçu 395,9 millions de dollars. Son taux de croissance est projeté cette année à 3,1 % du PIB, selon le FMI, contre 1,2 % du PIB en 2018.

 

Source : jeuneafrique.com

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