(Crédits : ILLUSTRATION/Pixabay.com)

 

L’hôpital du district de Bangangté, dans l’ouest du pays, va être alimenté en énergie grâce à une centrale solaire de 20,16 kilowatts crête.

Ce sont 237 lampes et tubes LED qui vont assurer l’éclairage de l’hôpital du district de Bangangté, une ville qui compte près de 100 000 habitants dans l’ouest du Cameroun.

Dotée de 20,16 kilowatts crête, la centrale solaire qui va les alimenter devrait permettre, à terme, à l’hôpital d’être autonome en énergie à 80%. Le dispositif rentre dans le cadre d’un projet d’environ 415 000 euros, « Femmes et énergies renouvelables dans la commune de Bangangté » (ENERBA), mis en place par l’Association internationale des maires francophones, l’Ademe et la Fondation Veolia.

Le projet ENERBA regroupe un réseau de femmes élues locales engagées dans un projet d’électrification à l’aide d’énergies renouvelables. Il a été lancé à l’initiative du Réseau des femmes élues locales d’Afrique, antenne du Cameroun (REFELA-Cam), une structure à but non lucratif qui compte, lui-même une trentaine de femmes maires de communes réparties dans les dix régions du Cameroun.

« Première ville verte » du pays

Bangangté, dont le maire est Célestine Ketcha Courtès (qui est intervenue à l’ONU lors du dernier Forum de haut niveau sur le développement durable, à New York, en juillet), a également mis en place dernièrement 81 lampadaires solaires, disséminés un peu partout sur la commune.

Ce n’est pas la première fois que Bangangté se distingue sur le segment « vert ». Comme le rappelait le site internet du Monde l’an dernier, la ville est régulièrement élue « la plus propre du Cameroun », ainsi que l’affirmait au quotidien la troisième adjointe au maire, Virginie Tamen Fotso, qui revendiquait alors le statut de « première ville verte du pays ».

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*Selon les données de la Banque Mondiale, en 2016, 60,1% de la population camerounaise bénéficiait d’un accès à l’électricité.

 

Source : afrique.latribune.fr